Dispersion de particules de polymère éthylénique, composition la compre¬ nant et procédé de traitement
La présente invention a trait à des dispersions stables de particules formées par des po¬ lymères éthyléniques à effet optique dans un milieu non aqueux, ainsi qu'à l'utilisation de ces dispersions dans des compositions cosmétiques et aux compositions ainsi obtenues.
Il est connu d'utiliser dans le domaine de la cosmétique des dispersions de particules de polymère dans des milieux organiques, en tant qu'agents filmogènes dans différentes formulations de cosmétique, telles que les mascaras, les eye-liners, les ombres à paupiè¬ res ou les vernis à ongles. Ainsi, dans la demande de brevet européen EP-A-0749747, il est décrit une composition comprenant une dispersion de particules de polymères non solubles dans un milieu non aqueux, ladite dispersion étant stabilisée par ajout de polymères stabilisants. Les polymè¬ res stabilisants selon ce document se lient de manière non covalente par le biais d'interactions physiques sur les polymères non solubles évoqués ci-dessus. Toutefois, ce type de composition présente les inconvénients suivants : elle nécessite l'ajout dans le milieu non aqueux d'une quantité de polymères dits stabilisants supérieure à celle effectivement liée aux particules de polymères non solubles, afin d'obtenir une dispersion desdites particules relativement stable. Or, lors de l'ajout dans ces composi¬ tions d'adjuvants, tels que des pigments, une partie des polymères stabilisants a ten¬ dance à se désorber des particules de polymères non solubles pour s'associer avec les- dits adjuvants, ce qui contribue à déstabiliser la dispersion, notamment par formation d'agglomérats entre les particules de polymères. Le document JP 11181003 décrit des polymères aptes à former des particules solides sans ajout de polymères stabilisants mais toutefois ces particules sont instables dans des milieux organiques non aqueux.
La demanderesse a découvert de manière surprenante de nouveaux polymères, aptes à former des particules stables dans un milieu non aqueux, sans ajout de polymères stabilisants.
Ainsi, la présente invention a pour but de proposer une dispersion, dans un milieu organique de dispersion, de particules solides individuelles autostabilisées de po¬ lymère présentant des effets optiques, ladite dispersion étant exempte d'agglomérats de particules et de sédiments insolubles, visuellement, par exemple après mise au repos de la dispersion une journée (24 heures) à température am¬ biante (2O0C).
Par ailleurs, il subsisté également le besoin de disposer de polymères organiques à propriétés optiques permettant d'obtenir de conférer des effets optiques adé¬ quats aux compositions les comprenant et/ou au maquillage obtenu à l'aide de
ces compositions, lesdits polymères ayant par ailleurs une bonne stabilité thermi¬ que et photochimique, tout en présentant un faible dégorgement.
Un premier objet de la présente invention est donc une dispersion, dans un milieu organique non aqueux, de particules notamment solides constituées d'au moins un polymère éthylénique comprenant un squelette insoluble dans ledit milieu, et une partie soluble dans ledit milieu constituée de chaînes latérales liées de ma¬ nière covalente audit squelette, ledit polymère éthylénique étant susceptible d'être obtenu par polymérisation radicalaire : - d'au moins un monomère à effet optique de formule (I) telle que définie ci-après, pour former ledit squelette insoluble ; et - d'au moins un macromonomère comportant un groupe terminal apte polyméri- sable, pour former les chaînes latérales.
Un autre objet de l'invention est une composition cosmétique ou pharmaceutique comprenant, dans un milieu cosmétiquement ou pharmaceutiquement acceptable, une telle dispersion.
Un autre objet de l'invention est un procédé de traitement cosmétique pour le soin, le nettoyage et/ou le maquillage des matières kératiniques telles que la peau du corps ou du visage, le cuir chevelu, les cils, les sourcils, les cheveux, les lè¬ vres, les ongles, comprenant l'application sur lesdites matières kératiniques, d'une telle composition cosmétique.
Les dispersions selon l'invention sont donc exemptes de polymère stabilisant, tels que ceux décrits dans EP749747, et les polymères selon l'invention ne sont donc pas stabilisés en surface par de tels polymères stabilisants additionnels.
Un avantage de l'invention est que les dispersions de polymères selon l'invention peuvent apporter des effets éclaircissants, illuminants, ou bien de couleur, au ma¬ quillage ou à la composition. Ces effets optiques peuvent être avantageusement modulés en fonction de la nature chimique et/ou de la position des différents substituants présents sur le monomère à effet optique employé pour former le polymère en dispersion. D'une manière générale, lorsque le groupement X est un oxygène, le monomère, et le polymère, résultant, sera plutôt de couleur bleu/blanc; lorsque le groupement X comprend un atome d'azote, le monomère, et le polymère résultant sera plutôt dans le domaine du jaune - orange. De plus, bien que de structure chimique proche, les polymères selon l'invention peuvent présenter, selon la nature des substituants, une grande variété d'effets optiques, pouvant aller du bleu/violet jusqu'à l'orange/rouge, en passant par le jaune. Ceci permet de disposer d'une gamme de composés, appartenant à la même famille chimique, et donc se formulant de manière similaire, qui proposent des diversités de couleurs ou de propriétés optiques remarquables; ceci facilite
notamment le travail des formulateurs en leur permettant de garder une architec¬ ture commune à l'ensemble de leurs compositions, quel que soit les polymères à propriété optique employés. Par ailleurs, les polymères employés selon l'invention présentent de bonnes pro- priétés de fluorescence, et pour certains d'entre eux, des propriétés d'azurant op¬ tique. On rappelle que les azurants optiques sont dotés de propriétés de fluores¬ cence; d'une manière générale, les composés fluorescents absorbent dans l'ultra¬ violet et le visible, et réémettent de l'énergie par fluorescence pour une longueur d'onde comprise entre 380 nm et 830 nm; lorsque cette longueur d'ondes est comprise entre 380 nm et 480 nm, c'est-à-dire dans le bleu du domaine visible, les composés sont alors des azurants optiques.
La dispersion selon l'invention comprend donc des particules de polymère, en dispersion dans un milieu organique de dispersion qui est non aqueux et qui peut être siliconé ou non siliconé.
On entend par "milieu organique", un milieu organique non aqueux constitué prin¬ cipalement d'un ou plusieurs composés organiques ou non, de préférence organi¬ ques, liquides tels que définis ci-après, ledit milieu pouvant contenir au plus 1% en poids d'eau. De préférence, le milieu organique est liquide. Ledit milieu organique peut être siliconé ou non siliconé.
On entend par "milieu non siliconé" ou "milieu organique non siliconé", un milieu comprenant un ou plusieurs composés non siliconés, notamment organiques, tels que définis ci-après, lesdits composés non siliconés étant présents majoritaire¬ ment, c'est-à-dire à au moins 50% en poids, notamment de 50 à 100% en poids, par exemple de 60 à 99% ou encore de 65 à 95% en poids, par rapport au poids total du milieu, c'est-à-dire du mélange 'composés siliconés éventuels + compo¬ sés organiques non siliconés + eau éventuelle1. Ledit milieu non siliconé peut donc éventuellement comprendre des composés siliconés qui peuvent être pré¬ sents en une quantité maximale de 50% en poids, notamment de 0 à 40% en poids, voire de 1 à 35% en poids, et encore de 5-30% en poids par rapport au poids total du milieu .
On entend par "milieu siliconé" ou "milieu organique siliconé" un milieu constitué majoritairement d'un ou plusieurs composés siliconés tels que définis ci-après, c'est-à-dire un milieu dans lequel lesdits composés siliconés représentent au moins 50% en poids, notamment de 50 à 100% en poids, par exemple de 60 à 99% ou encore de 65 à 95% en poids, de l'ensemble des constituants liquides 'composés siliconés + composés non siliconés éventuels + eau éventuelle' consti¬ tuant ledit milieu. Ledit milieu peut donc éventuellement comprendre des compo¬ sés non siliconés qui peuvent être présents en une quantité maximale de 50% en poids, notamment de 0 à 40% en poids, voire de 1 à 35% en poids, et encore de
5-30% en poids par rapport au poids total du milieu.
Parmi les composés non siliconés susceptibles d'être présents dans ledit milieu organique, siliconé ou non siliconé, on peut citer : - les composés liquides non aqueux non siliconés ayant un paramètre de solubilité global selon l'espace de solubilité de Hansen inférieur ou égal à 20 (MPa)1/2, de préférence inférieur ou égal à 18 (MPa)1/2, encore mieux inférieur ou égal à 17 (MPa)1'2 - les monoalcools ayant un paramètre de solubilité global selon l'espace de solubilité de Hansen inférieur ou égal à 20 (MPa)1/2 ; et - les mélanges de ceux-ci.
Le paramètre de solubilité global δ selon l'espace de solubilité de Hansen est dé¬ fini dans l'article « Solubility parameter values » de Eric A.Grulke de l'ouvrage « Polymer Handbook », 3
eme édition, Chapitre VII, p.519-559 par la relation :
dans laquelle - do caractérise les forces de dispersion de LONDON issues de la formation de dipôles induits lors des chocs moléculaires, - dp caractérise les forces d'interactions de DEBYE entre dipôles permanents, et - d
H caractérise les forces d'interactions spécifiques (type liaisons hydrogène, acide/base, donneur/accepteur, etc.). La définition des solvants dans l'espace de solubilité selon Hansen est décrite dans l'article de CM. Hansen « The three dimensional solubility parameters » J.Paint Technol. 39, 105 (1967).
Parmi les composés liquides non aqueux non siliconés ayant un paramètre de solubilité global selon l'espace de solubilité de Hansen inférieur ou égal à 20 (MPa)172, on peut citer des corps gras liquides, notamment des huiles, volatiles ou non, qui peuvent être choisies parmi les huiles naturelles ou synthétiques, carbo¬ nées, hydrocarbonées, fluorées, siliconées, éventuellement ramifiées, seules ou en mélange.
Par "huile", on entend tout milieu non aqueux liquide à température ambiante (25°C) et pression atmosphérique (760 mm de Hg), compatible avec une applica¬ tion sur la peau, les muqueuses (lèvres) et/ou les phanères (ongles, cils, sourcils, cheveux).
On entend par "huile non volatile", une huile susceptible de rester sur la peau à température ambiante et pression atmosphérique au moins une heure et ayant notamment une pression de vapeur à température ambiante (25°C) et pression atmosphérique, non nulle, inférieure à 0,01 mm de Hg (1 ,33 Pa).
Comme huile non volatile utilisable dans l'invention, on peut citer les huiles non volatile non siliconées, notamment hydrocarbonées, telles que l'huile de paraffine (ou vaseline), le squalane, le polyisobutylène hydrogéné (huile de Parléam), le perhydrosqualène, l'huile de vison, de tortue, de soja, l'huile d'amande douce, de calophyllum, de palme, de pépins de raisin, de sésame, de maïs, d'arara, de col¬ za, de tournesol, de coton, d'abricot, de ricin, d'avocat, de jojoba, d'olive ou de germes de céréales; des esters d'acide lanolique, d'acide oléique, d'acide lauri- que, d'acide stéarique; les esters dérivés d'acides ou d'alcools à longue chaîne (c'est-à-dire ayant de 6 à 20 atomes de carbone), notamment les esters de for- mule RCOOR' dans laquelle R représente le reste d'un acide gras supérieur com¬ portant de 7 à 19 atomes de carbone et R' représente une chaîne hydrocarbonée comportant de 3 à 20 atomes de carbone, en particulier les esters en C12-C36, tels que le myristate d'isopropyle, le palmitate d'isopropyle, le stéarate de butyle, le laurate d'hexyle, l'adipate de diisopropyle, l'isononanoate d'isononyle, le palmi- tate de 2-éthyl-hexyle, le laurate de 2-hexyl-décyle, le palmitate de 2-octyl-décyle, le myristate ou le lactate de 2-octyl-dodécyle, le succinate de di(2-éthyl hexyle), le malate de diisostéaryle, le triisostéarate de glycérine ou de diglycérine; les acides gras supérieurs, notamment en C14-C22, tels que l'acide myristique, l'acide palmi- tique, l'acide stéarique, l'acide béhénique, l'acide oléique, l'acide linoléique, l'acide linolénique ou l'acide isostéarique ; les alcools gras supérieurs, notamment en C16-C22, tels que le cétanol, l'alcool oléique, l'alcool linoléique ou linolénique, l'alcool isostéarique ou l'octyl dodécanol; et leurs mélanges.
Comme huile volatile utilisable selon l'invention, on peut utiliser les huiles volatiles non siliconées, notamment les isoparaffines en C8-Ci6 comme l'isododécane, l'isodécane, l'isohexadécane et par exemple les huiles vendues sous les noms commerciaux d'ISOPAR, de PERMETHYL et notamment l'isododécane (PERMETHYL 99 A).
Parmi les composés liquides non aqueux non siliconés ayant un paramètre de solubilité global selon l'espace de solubilité de Hansen inférieur ou égal à 20 (MPa)1'2, on peut également citer : - les esters linéaires, ramifiés ou cycliques, ayant plus de 6 atomes de carbone, notamment 6 à 30 atomes de carbone, - les éthers ayant plus de 6 atomes de carbone, notamment 6 à 30 atomes de carbone ; et - les cétones ayant plus de 6 atomes de carbone, notamment 6 à 30 atomes de carbone. - les alcanes linéaires, ramifiés et/ou cycliques éventuellement volatils et notam- ment des huiles de paraffine, de vaseline, ou le polyisobutylène hydrogéné.
Par monoalcools ayant un paramètre de solubilité global selon l'espace de solubi¬ lité de Hansen inférieur ou égal à 20 (MPa)172, on entend les monoalcools gras
aliphatiques ayant 6 à 30 atomes de carbone, la chaîne hydrocarbonée ne com¬ portant pas de groupement de substitution. Comme monoalcools selon l'invention, on peut citer l'alcool oléique, le décanol, le dodécanol, l'octadécanol et l'alcool linoléique.
Parmi les composés siliconés susceptibles d'être présents dans ledit milieu orga¬ nique, siliconé ou non siliconé, on peut citer les composés liquides non aqueux siliconés ayant un paramètre de solubilité global selon l'espace de solubilité de Hansen inférieur ou égal à 20 (MPa)172, de préférence inférieur ou égal à 17 (MPa)172.
En particulier, on peut citer les huiles de siliconé, éventuellement ramifiées, volati¬ les et/ou non volatiles.
Parmi les huiles siliconées non volatiles, on peut citer les polydialkylsiloxanes non volatils, tels que les polydiméthylsiloxanes (PDMS) non volatils; les polydiméthylsi- loxanes comportant des groupements alkyle, alcoxy ou phényle, pendant ou en bout de chaîne siliconée, groupements ayant de 2 à 24 atomes de carbone; les siliconés phénylées comme les phényl triméthicones, les phényl diméthicones, les phényl triméthylsiloxy diphénylsiloxanes, les diphényl diméthicones, les diphényl méthyldiphényl trisiloxanes, les polyméthylphénylsiloxanes; les polysiloxanes mo¬ difiés par des acides gras (notamment en C8-C20), par des alcools gras (notam¬ ment en C8-C20) et/ou par des polyoxyalkylènes (notamment polyoxyéthyléne et/ou polyoxypropylène); les polysiloxanes aminées; les polysiloxanes à groupe- ment hydroxyles; les polysiloxanes fluorés comportant un groupement fluoré pen¬ dant ou en bout de chaîne siliconée ayant de 1 à 12 atomes de carbone dont tout ou partie des atomes d'hydrogène sont substitués par des atomes de fluor ; et leurs mélanges.
Comme huile siliconée volatile utilisable dans l'invention, on peut citer les siliconés linéaires ou cycliques ayant de 2 à 7 atomes de silicium, ces siliconés comportant éventuellement des groupes alkyle ou alkoxy ayant de 1 à 10 atomes de carbone. En particulier, on peut citer l'octaméthylcyclotétrasiloxane, le décaméthylcyclopen- tasiloxane, le dodécaméthylcyclohexasiloxane, l'heptaméthylhexyltrisiloxane, l'heptaméthyloctyltrisiloxane, l'octaméthyltrisiloxane, le décaméthyltétrasiloxane et leurs mélanges.
Le choix des monomères constituant le squelette du polymère, le choix du ma¬ cromonomère, la masse moléculaire du polymère, du macromonomère ainsi que la proportion desdits macromonomères et des monomères se fera en fonction du milieu organique de polymérisation et/ou du milieu organique de dispersion, de manière à obtenir au final une dispersion de particules solides de polymères sta¬ ble dans ledit milieu, ce choix pouvant être effectué par l'homme du métier.
Par "dispersion stable", on entend, selon l'invention, une dispersion qui n'est pas susceptible de former de dépôt solide ou de déphasage liquide/solide notamment après une centrifugation, par exemple, à 4000 tours/minute pendant 15 minutes.
Les polymères éthyléniques formant les particules en dispersion dans le milieu organique de dispersion comprennent donc un squelette insoluble dans ledit mi¬ lieu et une partie soluble dans ledit milieu. Ces polymères peuvent se présenter sous différentes formes, en particulier sous forme de polymères statistiques.
Selon l'invention, on entend par "polymère éthylénique" un polymère susceptible d'être obtenu par polymérisation radicalaire, dans un milieu organique de polymé¬ risation, : - d'au moins un monomère à effet optique tel que défini ci-après, éventuellement en mélange avec au moins un monomère éthylénique additionnel, de préférence au moins un monomère (méth)acrylique, pour former ledit squelette insoluble; et - d'au moins un macromonomère comportant un groupe terminal polymérisable pour former les chaînes latérales.
Le monomère à effet optique ou à propriété optique répond à la formule (I) :
- R1 représente un radical carboné linéaire, ramifié et/ou cyclique, saturé et/ou insaturé, comprenant 1 à 32 atomes de carbone; éventuellement substitué par un ou plusieurs groupements choisis parmi =0, OH, NH2, et les atomes d'halogènes; et/ou éventuellement interrompu par un ou plusieurs hétéroatomes choisis parmi O, N, P, Si et S;
- R2 et R3, présents sur le même cycle ou chacun sur un cycle différent, repré¬ sentent, indépendamment l'un de l'autre, un hydrogène, un halogène, ou un grou¬ pement de formule -X-G-P (II), sous réserve qu'au moins l'un des radicaux R2 et/ou R3 représente un groupement de formule (II), dans laquelle : - X est choisi parmi les groupements -O-, -S-, -SO-, -SO2-, -NH- ou -NR4- avec R4 représentant un radical carboné linéaire, ramifié et/ou cyclique, saturé et/ou insa-
turé, comprenant 1 à 30 atomes de carbone, éventuellement substitué par un ou plusieurs groupements choisis parmi =0, OH, NH2, et les atomes d'halogènes; et/ou éventuellement interrompu par un ou plusieurs hétéroatomes choisis parmi O, N, P, Si et S; - G est un radical carboné divalent linéaire, ramifié et/ou cyclique, saturé et/ou insaturé, comprenant 1 à 32 atomes de carbone, éventuellement substitué par un ou plusieurs groupements choisis parmi =O, OH, NH2, et les atomes d'halogènes; et/ou éventuellement interrompu par un ou plusieurs hétéroatomes choisis parmi O, N, P, Si et S; - P est un groupement polymérisable choisi parmi l'une des formules suivantes :
C'a) (MIb) (MIc) dans lesquelles :
- R' représente H ou un radical hydrocarboné, linéaire ou ramifié, saturé en C1-6,
- X* représente O, NH ou NR" avec R" représentant un radical choisi parmi les ra¬ dicaux alkyles en C1-6, aryles en C6-10, aryl(C6-10)alkyles(C1-6) ou alkyle(C1- 6)aryles(C6-10), les groupements alkyle et/ou aryle pouvant en outre être substi¬ tués par un ou plusieurs groupements choisis parmi OH, halogène, alcoxy en C1- 6 et aryloxy en C6-10; et - m est égal à O ou 1 ; n est égal à O ou 1 et p est égal à O, 1 ou 2.
Dans la présente invention, on entend par 'radical cyclique1 un radical monocycli- que ou polycyclique, qui se présente donc lui-même sous forme d'un ou plusieurs cycles, saturés et/ou insaturés, éventuellement substitués (par exemple cyclo- hexyle, cyclodécyle, benzyle ou fluorényle), mais également un radical qui com¬ prend un ou plusieurs desdits cycles (par exemple p-tertbutylcyclohexyle ou 4- hydroxybenzyle). Dans la présente invention, on entend par ' radical saturé et/ou insaturé', les radi¬ caux totalement saturés, les radicaux totalement insaturés, y compris aromati¬ ques, ainsi que les radicaux comportant une ou plusieurs doubles et/ou triples liaisons, le reste des liaisons étant des liaisons simples.
De préférence, R1 peut notamment être un radical hydrocarboné cyclique, linéaire et/ou ramifié, saturé ou insaturé, comprenant éventuellement un cycle hydrocar¬ boné lui-même saturé ou insaturé, comprenant 3 à 18, notamment 4 à 14, atomes
de carbone, et peut comprendre au moins un hétéroatome, notamment un ou deux atomes d'azote, d'oxygène ou de silicium. Préférentiellement, R1 peut être un radical hydrocarboné linéaire, ramifié et/ou cyclique, saturé ou insaturé, comprenant 6 à 13 atomes de carbone. Notamment, R1 peut être un radical n-propyle, isopropyle, n-butyle, isobutyle, tert- butyle, n-pentyle, cyclopentyle, n-hexyle, cyclohexyle, n-heptyle, n-octyle, cyclooc- tyle, décyle, cyclodécyle, dodécyle, cyclododécyle, p-tertbutylcyclohexyle, benzyle, phényle, ou un radical choisi parmi l'éthyl-2-N-pyrrolidine, la (2-méthyl)-1- éthylpyrrolidine, le 3-propyltriéthoxysilane, les dialkylpyrimidines et notamment la 2-(4,6-diméthyl)-pyrimidine, le radical benzothiazyle, le radical fluorényle.
Le radical R2 est de préférence un atome d'hydrogène, et donc R3 un groupe¬ ment de formule (II).
Dans ledit groupement de formule (II), X est de préférence choisi parmi -O-, -S-, - NH- ou -NR4-. Le radical R4 représente préférentiellement un radical hydrocarboné linéaire, ra¬ mifié et/ou cyclique, saturé ou insaturé, comprenant 1 à 18, notamment 2 à 12 atomes de carbone, ledit radical comprenant éventuellement un cycle hydrocar- boné lui-même saturé ou insaturé, et/ou ledit radical étant éventuellement substi¬ tué par un ou plusieurs groupements choisis parmi =0, OH, NH2, et les atomes d'halogènes, et/ou ledit radical étant éventuellement interrompu par un ou plu¬ sieurs hétéroatomes choisis parmi O, N, P, Si et S. Notamment R4 peut être un radical méthyle, éthyle, n-propyle, isopropyle, n- butyle, isobutyle, tert-butyle, pentyle, hexyle, cyclohexyle, octyle, décyle, dodécyle, phényle ou benzyle.
Le radical divalent G est de préférence un radical hydrocarboné divalent linéaire, ramifié et/ou cyclique, saturé ou insaturé, comprenant éventuellement un cycle hydrocarboné lui-même saturé ou insaturé, comprenant au total 2 à 18, notam¬ ment 3 à 10 atomes de carbone, éventuellement substitué par un ou plusieurs groupements choisis parmi =O, OH1 NH2, et les atomes d'halogènes; et/ou éven¬ tuellement interrompu par un ou plusieurs hétéroatomes choisis parmi O, N, P, Si. Préférentiellement G est choisi parmi les radicaux hydrocarbonés divalents linéai- res ou ramifiés, saturés comprenant éventuellement un cycle hydrocarboné satu¬ ré, comprenant au total 2 à 18, notamment 3 à 10 atomes de carbone. Ainsi G peut être choisi parmi les radicaux éthylène, n-propylène, isopropylène (ou méthyl-1 éthylène et méthyl-2 éthylène), n-butylène, isobutylène, pentylène no¬ tamment n-pentylène, hexylène notamment n-hexylène, heptylène, cyclohexylène, octylène, décylène, cyclohexyldiméthylène notamment de formule -CH2-C6H10- CH2-, dodécylène.
Dans la formule (HIb), si n =0 alors de préférence, m=0.
Le groupement polymérisable P est de préférence choisi parmi l'une des formules suivantes :
dans lesquelles R' représente H ou méthyle. Parmi les composés monomériques particulièrement préférés selon l'invention, on peut citer les composés répondant à l'une des formules suivantes :
O
Certains de ces composés peuvent notamment être préparés selon l'état de la technique, par exemple selon l'enseignement du document EP728745, en particu¬ lier les composés pour lesquels X est N.
D'une façon schématique, le procédé général de synthèse, pour les composés pour lesquels X est O, peut être représenté comme suit:
On peut ainsi faire réagir l'anhydride naphthalique adéquat avec une aminé pri¬ maire R1-NH2 adéquate. Puis on peut faire réagir l'imide formé avec un diol, un aminoalcool ou un thioalcool. Par exemple, lorsque R'2 est un halogène (chlore ou brome de préférence), il est possible d'effectuer une substitution nucléophile aromatique, en employant par exemple un diol tel que le 1 ,3-propane-diol ou le 1 ,5-propane-diol, éventuellement sous forme d'alcoolate de métal alcalin (sodium par exemple). On obtient alors le dérivé alcoolique correspondant qui peut alors être réagi avec un halogénure de (méth)acryloyle, notamment un chlorure, de manière à former le (méth)acrylate correspondant.
Les composés monomériques pour lesquels X est S peuvent être préparés d'une manière similaire. On peut notamment faire réagir Timide formé à la première étape ci-dessus, avec un alcoolate de métal alcalin de thioalcool de manière à former le dérivé alcoolique selon le schéma ci-dessous :
Ce dérivé peut alors être oxydé dans des conditions douces de manière à conduire au sulfoxyde correspondant. En modifiant les conditions de l'oxydation, il est également possible de préparer le sulfone correspondant. On peut ensuite transformer ces sulfides, sulfoxydes et sulfones afin d'obtenir les méthacrylates ou acrylates recherchés.
On peut bien évidemment employer un mélange de monomères de formule (I) pour former le polymère en dispersion selon l'invention.
De préférence, le monomère à effet optique, seul ou en mélange, est présent à
raison de 0,005 à 40% en poids, notamment 0,01 à 20% en poids, voire 0,1 à 10% en poids, et encore mieux 0,5 à 5% en poids, par rapport au poids du poly¬ mère éthylénique final.
Le polymère éthylénique en dispersion selon l'invention peut également compren¬ dre, de manière optionnel mais préférée, au moins un monomère éthylénique ad¬ ditionnel, qui est de préférence choisi parmi les monomères dont l'homopolymère est insoluble dans le milieu organique de dispersion considéré, c'est-à-dire que l'homopolymère est sous forme solide (ou non dissous) à une concentration supé- heure ou égale à 5% en poids à température ambiante (2O0C) dans ledit milieu organique de dispersion.
On peut bien évidemment employer un mélange de différents monomères éthylé- niques, et en particulier un mélange de différents monomères (méth)acryliques.
De préférence, le monomère éthylénique additionnel, seul ou en mélange, est présent à raison de 40 à 99,495% en poids, notamment 50-98% en poids, voire de 60 à 95% en poids, de préférence 75 à 92% en poids, voire de 80 à 90% en poids, par rapport au poids du polymère éthylénique final.
Dans un mode de réalisation préféré, le ou les monomères éthyléniques addition¬ nels comprend au moins un monomère (méth)acrylique tel que défini ci-après. De préférence, le monomère (méth)acrylique, seul ou en mélange, représente 60 à 100% en poids, notamment 75 à 99,5% en poids, voire 85 à 99% en poids, du poids total de monomères éthyléniques additionnels, l'éventuel complément à 100% étant constitué de monomères éthyléniques non (méth)acryliques, seuls ou en mélange.
Comme monomère (méth)acrylique susceptible d'être employé pour constituer, avec le ou les monomères de formule (I), après polymérisation le squelette inso¬ luble du polymère, on peut citer, seul ou en mélange, les monomères suivants, ainsi que leurs sels :
-(i) les (méth)acrylates de formule CH2 = CHCOOR'3 ou CH2 = C(CH3)COOR'3 dans laquelle R'3 représente : - un groupe alkyle linéaire ou ramifié, comprenant 1 à 18 atomes de carbone, dans lequel se trouve(nt) éventuellement intercalé(s) un ou plusieurs hétéroatomes choisis parmi O, N, S et P et/ou ledit groupe alkyle pouvant être éventuellement substitué par un ou plusieurs substituants choisis parmi -OH, les atomes d'halogène (Cl, Br, I et F), les groupes -N^Rs, où R4 et R5 identiques ou différents représentent l'hydrogène ou un groupe alkyle linéaire ou ramifié, en Ci à Ce ou un groupe phényle; et/ou les groupes polyoxyalkylènes, notamment po- lyoxyéthylène et/ou polyoxypropylène, ledit groupe polyoxyalkylène étant constitué
par la répétition de 5 à 30 motifs oxyalkylène; - un groupe cycloalkyle en C3 à C12, ledit groupe cycloalkyle pou¬ vant comporter dans sa chaîne un ou plusieurs hétéroatomes choisis parmi O, N, S et/ou P, et/ou pouvant être éventuellement substitué par un ou plusieurs substi- tuants choisis parmi -OH et les atomes d'halogène (Cl, Br, I et F); - un groupe aryle en C3 à C20 ou aralkyle en C4 à C30 (groupe al- kyle en Ci à Ce); notamment R'3 peut être un groupe méthyle, éthyle, propyle, isopropyle, n-butyle, isobutyle, tertiobutyle, hexyle, éthylhexyle, octyle, lauryle, isooctyle, isodécyle, do- décyle, cyclohexyle, t-butylcyclohexyle, stéaryle, éthyl-2-perfluorohexyle, 2-hydroxyéthyle, 2-hydroxybutyle, 2-hydroxypropyle, méthoxyéthyle, éthoxyéthyle, méthoxypropyle, isobornyle, phényle, 2-phényl-éthyle, t-butylbenzyle, benzyle, furfurylméthyle ou tétrahydrofurfurylméthyle, méthoxy-polyoxyéthylène (ou POE- méthyle); POE-béhényle, trifluoroéthyle; diméthylaminoéthyle, diéthylaminoéthyle, diméthylaminopropyle.
-(ii) les (méth)acrylamides de formule CH2 = CHCONRVR'5 ou CH2=C(CH3)CONR14R15 dans laquelle R'4 et R's, identiques ou différents, représentent un atome d'hydrogène ou : a) un groupe alkyle, linéaire ou ramifié, comportant de 1 à 18 atomes de carbone, dans lequel se trouve(nt) éventuellement intercalé(s) un ou plusieurs hétéroato¬ mes choisis parmi O, N, S et P; ledit groupe alkyle pouvant, en outre, être éven¬ tuellement substitué par un ou plusieurs substituants choisis parmi les groupes hydroxyle, les atomes d'halogène (CI, Br, I et F), et les groupes Si (R4R5), où R4 et R5 identiques ou différents représentent un groupe alkyle en Ci à CQ OU un groupe phényle ; et notamment un groupe méthyle, éthyle, propyle, n-butyle, isobutyle, tertiobutyle, hexyle, éthylhexyle, octyle, lauryle, isooctyle, isodécyle, dodécyle, cyclohexyle, t-butylcyclohexyle ou stéaryle; éthyl-2-perfluorohexyle; ou un groupe hydroxyalkyle en C-ι-4 tel que 2-hydroxyéthyle, 2-hydroxybutyle et 2-hydroxypropyle; ou un groupe alcoxy (Ci-4) alkyle (Ci-4) tel que méthoxyéthyle, éthoxyéthyle et méthoxy¬ propyle, b) un groupe cycloalkyle en C3 à C12, tel que le groupe isobornyle, ou un groupe hétérocycloalkyle (alkyle de 1 à 4 atomes de carbone), tel que furfurylméthyle ou tétrahydrofurfurylméthyle, c) un groupe aryle en C3 à C2o tel que le groupe phényle, d) un groupe aralkyle en C4 à C3o (groupe alkyle en Ci à Cs) tel que 2- phényl-éthyle, t-butylbenzyle ou benzyle,
-(iii) des monomères (méth)acryliques à insaturation(s) éthylénique(s) comprenant au moins une fonction acide carboxylique, phosphorique ou sulfonique, tel que l'acide acrylique, l'acide méthacrylique, l'acide acrylamidopropanesulfonique, et
leurs sels;
Parmi ces monomères (méth)acryliques, on peut tout particulièrement citer les (méth)acrylates de méthyle, d'éthyle, de n-propyle, d'isopropyle, de butyle, d'iso- butyle; les (méth)acrylates de méthoxyéthyle ou d'éthoxyéthyle; le (méth)acrylate de trifluoroéthyle; le (méth)acrylate de diméthylaminoéthyle, le (méth)acrylate de diéthylaminoéthyle, le (méth)acrylate de 2-hydroxypropyle, le (méth)acrylate de 2- hydroxyéthyle, l'acide acrylique, l'acide méthacrylique, le (méth)acrylamide, le N- éthyl(méth)acrylamide, le N-butyl(méth)acrylamide, le N-t-butyl(méth)acrylamide, le N-isopropyl(méth)acrylamide, le N,N-diméthyl(méth)acrylamide, le N,N-dibutyl(méth)acrylamide, le N-octyl(méth)acrylamide, le N-dodécyl(méth)acrylamide, rundécyl(méth)acrylamide, le N(2-hydroxypropyl)(méth)acrylamide, le diméthylaminopropyl (méth)acrylamide), ainsi que leurs sels; et leurs mélanges
De préférence, les monomères (méth)acryliques sont choisis parmi l'acrylate de méthyle, le méthacrylate de méthyle, l'acide acrylique et l'acide méthacrylique, ainsi que leurs mélanges.
Parmi les monomères éthyléniques additionnels non (méth)acryliques, on peut citer : - les esters de vinyle de formule : R6-COO-CH=CH2 dans laquelle R& représente un groupe alkyle linéaire ou ramifié, comprenant de 1 à 6 atomes, ou un groupe alkyle cyclique comportant de 3 à 6 atomes de carbone et/ou un groupe aromatique, par exemple de type benzénique, anthracénique, et naphtalénique ; - les hydrocarbures éthyléniques ayant 2 à 10 carbones, tels que l'éthylène, l'isoprène, ou le butadiène; - les monomères à insaturation(s) éthylénique(s) comprenant au moins une fonc- tion acide carboxylique, phosphorique ou sulfonique, ou anhydride, comme par exemple l'acide crotonique, l'anhydride maléique, l'acide itaconique, l'acide fuma- rique, l'acide maléique, l'acide styrènesulfonique, l'acide vinylbenzoïque, l'acide vinylphosphorique et les sels de ceux-ci; - les monomères à insaturation(s) éthylénique(s) comprenant au moins une fonc- tion aminé tertiaire comme la 2-vinylpyridine, la 4-vinylpyridine; - les composés vinyliques de formules : CH2=CH-R9, CH2=CH-CH2-R9 ou CH2=C(CHa)-CH2-R9 dans lesquelles R9 est un groupe hydroxyle, halogène (Cl ou F), NH2, OR-io où Rio représente un groupe phényle ou un groupe alkyle en Ci à Ci2 (le monomère est un éther de vinyle ou d'allyle); acétamide (NHCOCH3); un groupe OCORn où Rn représente un groupe alkyle de 2 à 12 carbones, linéaire ou ramifié (le monomère est un ester de vinyle ou d'allyle) ; ou un groupe choisi parmi : - un groupe alkyle linéaire ou ramifié, de 1 à 18 atomes de car-
bone, dans lequel se trouve(nt) éventuellement intercalé(s) un ou plusieurs hété- roatomes choisis parmi O, N, S et P; ledit groupe alkyle pouvant, en outre, être éventuellement substitué par un ou plusieurs substituants choisis parmi les grou¬ pes hydroxyle, les atomes d'halogène (Cl, Br, I et F), et les groupes Si (R4R5), où R4 et R5 identiques ou différents représentent un groupe alkyle en Ci à Ce ou un groupe phényle ; - un groupe cycloalkyle en C3 à Ci2 tel que isobomyle, cyclo- hexane, - un groupe aryle en C3 à C2o tel que phényle, - un groupe aralkyle en C4 à C30 (groupe alkyle en Ci à C8) tel que 2-phényléthyle ; benzyle, - un groupe hétérocyclique de 4 à 12 chaînons contenant un ou plusieurs hétéroatomes choisis parmi O, N, et S, le cycle étant aromatique ou non, - un groupe hétérocycloalkyle (alkyle de 1 à 4 C), tel que furfuryl- méthyle ou tétrahydrofurfurylméthyle, - ainsi que leurs sels et leurs mélanges.
Parmi les monomères éthyléniques additionnels, on peut en particulier citer le vi- nylcyclohexane, le styrène, l'acétate de vinyle, le propionate de vinyle, le butyrate de vinyle, l'éthylhexanoate de vinyle, le néononanoate de vinyle, le néododéca- noate de vinyle, le vinyl méthyl éther, le vinyl éthyl éther et le vinyl isobutyl éther.
Parmi les sels, on peut citer ceux obtenus par neutralisation des groupements acides à l'aide de base minérales telles que LiOH, NaOH, KOH, Ca(OH)2, NH4OH ou Zn(OH)2; ou par une base organique telle qu'une alkylamine primaire, se¬ condaire ou tertiaire, notamment la triéthylamine ou la butylamine. Cette alkyla¬ mine primaire, secondaire ou tertiaire peut comporter un ou plusieurs atomes d'azote et/ou d'oxygène et peut donc comporter par exemple une ou plusieurs fonctions alcool; on peut notamment citer ramino-2-méthyl-2-propanol, la triétha- nolamine et la diméthylamino-2-propanol. On peut encore citer la lysine ou la 3- (diméthylamino)-propylamine. On peut également peut citer les sels d'acides minéraux, tels que l'acide sulfuri- que, l'acide chlorhydrique, l'acide bromhydrique, l'acide iodhydrique, l'acide phos- phorique, l'acide borique. On peut aussi citer les sels d'acides organiques, qui peuvent comporter un ou plusieurs groupes acide carboxylique, sulfonique, ou phosphonique. Il peut s'agir d'acides aliphatiques linéaires, ramifiés ou cycliques ou encore d'acides aromatiques. Ces acides peuvent comporter, en outre, un ou plusieurs hétéroatomes choisis parmi O et N, par exemple sous la forme de grou¬ pes hydroxyle. On peut notamment citer l'acide propionique, l'acide acétique, l'acide téréphtalique, l'acide citrique et l'acide tartrique.
Il est entendu que les monomères éthyléniques additionnels et/ou les monomères à effet optique non polymérisés peuvent être solubles dans le milieu de dispersion
et/ou de polymérisation considéré; toutefois, le polymère éthylénique formé par polymérisation de ces monomères est insoluble dans ledit milieu de dispersion et se présente sous forme d'une dispersion de particules solides dudit polymère dans ledit milieu.
Selon un mode de réalisation de l'invention, le polymère éthylénique ne comprend pas de monomères éthyléniques non (méth)acryliques additionnels tels que dé¬ crits précédemment. Dans ce mode de réalisation, le squelette insoluble du poly¬ mère éthylénique est formé uniquement de monomères de formule (I) et éventuel- lement de monomères additionnels (méth)acryliques tels que décrits précédem¬ ment.
Selon l'invention, on entend par "macromonomère" ou "macromonomère ayant un groupe terminal polymérisable" tout polymère, notamment oligomère, comportant sur une seule de ses extrémités un groupe terminal, notamment polymérisable, apte à réagir lors de la réaction de polymérisation avec les monomères considé¬ rés, pour former les chaînes latérales du polymère éthylénique; ledit groupe ter¬ minal peut être avantageusement un groupe à insaturation éthylénique suscepti¬ ble de se polymériser par voie radicalaire avec les monomères constituant le squelette.
De préférence, le macromonomère est choisi parmi les macromonomères dont l'homopolymère est soluble dans le milieu organique de dispersion considéré, c'est-à-dire complètement dissous à une concentration supérieure ou égale à 5% en poids et à température ambiante (250C) dans ledit milieu organique.
Ainsi, au final, les polymères éthyléniques selon l'invention se présentent sous la forme de polymères insolubles dans le milieu de dispersion considéré, et com¬ prennent un squelette (ou chaîne principale) constitué par un enchaînement de motifs notamment acryliques résultant de la polymérisation notamment d'un ou plusieurs monomères (méth)acryliques et/ou éthyléniques et d'un ou plusieurs monomères à effet/propriété optique, et des chaînes latérales (ou greffons) issus de la réaction des macromonomères, lesdites chaînes latérales étant liées de manière covalente à ladite chaîne principale. Le squelette (ou chaîne principale) est insoluble dans le milieu de dispersion considéré alors que les chaînes latéra¬ les (ou greffons) sont solubles dans ledit milieu.
Les macromonomères constituant après réaction les chaînes latérales du poly¬ mère selon l'invention, comportent en bout de chaîne un groupe terminal apte à réagir au cours de la polymérisation avec les monomères à propriétés optiques, et/ou acryliques et/ou vinyliques, pour former lesdites chaînes, ledit groupe termi¬ nal polymérisable étant en particulier un groupe vinyle, de préférence un groupe acrylate ou méthacrylate (aussi appelé (méth)acryloyloxy).
Les macromonomères sont choisis préférentiellement parmi les macromonomères dont les homopolymères présentent une température de transition vitreuse (Tg) inférieure ou égale à 25°C, notamment allant de -1000C à 25°C, de préférence allant de -800C à 0°C inclus. De préférence, les macromonomères selon l'invention présentent une masse mo¬ léculaire moyenne en poids (Mw) allant de 200 à 100 000, de préférence de 300 à 50 000, notamment 500 à 20 000, préférentiellement de 800 à 10000, voire de 1000 à 6000.
Comme macromonomères, on peut employer soit des macromonomères non sili- conés, notamment carbonés, soit des macromonomères siliconés. Par "macromonomère carboné" on entend notamment un macromonomère oli¬ gomère obtenu par polymérisation de monomère(s) non siliconé(s) à insaturation éthylénique, et principalement par polymérisation de monomères acryliques et/ou vinyliques non acryliques. Par "macromonomère siliconé" on entend un macromonomère organopolysi- loxane, et en particulier un macromonomère polydiméthylsiloxane.
On peut en particulier citer : -(i) les homopolymères et les copolymères de (méth)acrylate d'alkyle linéaire ou ramifié en C6-C22, de préférence C8-C18, présentant un groupe terminal polymé- risable choisi parmi les groupes vinyle ou (méth)acrylate; et notamment les macromonomères de poly(acrylate d'éthyl-2 hexyle) à extrémité monoacrylate ou monométhacrylate; les macromonomères de poly(acrylate de dodécyle) ou de poly(méthacrylate de dodécyle) à extrémité monoacrylate ou mo¬ nométhacrylate; les macromonomères de poly(acrylate de stéaryle) ou de poly(méthacrylate de stéaryle) à extrémité monoacrylate ou monométhacrylate. De tels macromonomères sont notamment décrits dans les brevets EP895467 et EP96459 et dans l'article Gillman K.F., Polymer Letters, Vol 5, page 477-481 (1967). -(ii) les polyoléfines ayant un groupe terminal à insaturation éthylénique de type vinyle ou de préférence ayant un groupement terminal (méth)acrylate. On peut citer en particulier les macromonomères suivants, étant entendu qu'ils ont un groupe terminal (méth)acrylate : les macromonomères de polyéthylène, les ma¬ cromonomères de polypropylène, les macromonomères de copolymère polyéthy- lène/polypropylène, les macromonomères de copolymère polyéthy- lène/polybutylène, les macromonomères de polyisobutylène; les macromonomè¬ res de polybutadiène; les macromonomères de polyisoprène; les macromonomè- res de poly(éthylène/butylène)-polyisoprène ; De tels macromonomères sont en particulier décrits dans EP1347013 ou encore dans US5625005 qui mentionne des macromonomères éthylène/butylène et éthy- lène/propylène à groupement terminal réactif (méth)acrylate.
En particulier, ces macromonomères peuvent être représentés par la formule sui¬ vante :
R1 R3
/ \ R2 C-O — X if O dans laquelle R1 , R2 et R3, indépendamment l'un de l'autre, représentent l'hydro¬ gène ou un groupe alkyle, linéaire, cyclique ou ramifié, ayant de 1 à 16 atomes de carbone, notamment 1 à 6; de préférence l'hydrogène; et X représente une chaîne de polyéthylène et/ou polypropylène et/ou polybuty- lène. On peut en particulier citer le méthacrylate de poly(éthylène/butylène), tel que ce¬ lui commercialisé sous la dénomination Kraton Liquid L-1253 par Kraton PoIy- mers.
Parmi les macromonomères siliconés, on peut en particulier citer les polydimé- thylsiloxanes à groupement terminal mono(méth)acrylate, et notamment ceux de formule (Ma) suivante :
dans laquelle : - Rs désigne un atome d'hydrogène ou un groupement méthyle ; de préférence méthyle; - R9 désigne un groupe hydrocarboné divalent, linéaire ou ramifié, de préférence linéaire, ayant de 1 à 10 atomes de carbone et contenant éventuellement une ou deux liaisons éther -O- ; de préférence éthylène, propylène ou butylène; - Rio désigne un groupe alkyle linéaire ou ramifié, ayant de 1 à 10 atomes de car¬ bone, notamment de 2 à 8 atomes de carbone; de préférence méthyle, éthyle, propyle, butyle ou pentyle; - n désigne un nombre entier allant de 1 à 300, de préférence allant de 3 à 200, et préférentiellement allant de 5 à 100.
Comme macromonomères siliconés, on peut en particulier citer les monométha- cryloyloxypropyl polydiméthylsiloxanes tels que ceux commercialisés sous la dé¬ nomination PS560-K6 par UCT (United Chemical Technologies Inc.) ou sous la dénomination MCR-M17 par Gelest Inc.
Les macromonomères sont de préférence présents dans les polymères éthyléni- ques de l'invention, seul ou en mélange, dans une proportion de 0,5 à 20% en poids, notamment de 1 à 18% en poids, préférentiellement de 2 à 16% en poids, et notamment de 4 à 15% en poids, entre autre de 6 à 13% en poids, voire de 8 à 12% en poids, par rapport au poids total dudit polymère.
Selon un premier mode de réalisation de l'invention, le milieu organique de dis¬ persion peut être un milieu non siliconé; dans ce cas, les macromonomères pré¬ sents dans le polymère éthylénique sont avantageusement des macromonomères carbonés; de préférence, le polymère éthylénique est avantageusement un poly¬ mère non siliconé.
Selon un deuxième mode de réalisation de l'invention, le milieu organique de dis¬ persion peut être un milieu siliconé; dans ce cas, les macromonomères présents dans le polymère éthylénique sont avantageusement des macromonomère silico- nés; de préférence, le polymère éthylénique est avantageusement un polymère siliconé.
Des polymères particulièrement avantageux selon l'invention sont ceux obtenus par polymérisation, avec un monomère de formule (I) : - d'acrylate de méthyle et d'un macromonomère polyéthylène/polybutylène à ter¬ minaison méthacrylate dans un solvant tel que l'isododécane, l'isononylisononanoate, l'octyldodécanol, le diisostéaryl malate ou un alkyl- benzoate en Ci2-Ci5 (tel que le Finsolv TN); - d'un mélange de monomères acrylate de méthyle / méthacrylate de méthyle et d'un macromonomère polyéthylène/polybutylène à terminaison méthacrylate no¬ tamment dans l'isododécane; - d'un mélange de monomères acrylate de méthyle / acide acrylique et d'un ma¬ cromonomère polyéthylène/polybutylène à terminaison méthacrylate dans un sol- vant tel que l'isododécane; - d'acrylate de méthyle et d'un macromonomère monométhacryloyloxypropylpoly- diméthylsiloxane, en particulier dans le décaméthylcyclopentasiloxane ou le phé- nyltriméthicone; - d'acrylate de méthyle, d'acide acrylique et d'un macromonomère monométhacry- loyloxypropylpolydiméthylsiloxane en particulier dans le décaméthylcyclopentasi¬ loxane ou le phényltriméthicone.
De préférence, le polymère éthylénique présente une masse moléculaire moyenne en poids (Mw) comprise entre 10000 et 500 000, notamment entre 20000 et 300 000, mieux encore entre 25000 et 200 000, voire entre 30000 et 150000.
De préférence, le polymère éthylénique selon l'invention est un polymère filmo-
gène. Par polymère "filmogène", on entend un polymère apte à former à lui seul ou en présence d'un agent auxiliaire de filmification, un film continu et adhérent sur un support, notamment sur les matières kératiniques.
Le polymère selon l'invention est notamment un polymère non réticulé. En particu¬ lier, le polymère est obtenu par polymérisation de monomères comprenant un seul groupement polymérisable.
Grâce aux caractéristiques susmentionnées, dans un milieu organique donné, les polymères ont la capacité de se replier sur eux-mêmes, formant ainsi des particu¬ les solides de forme sensiblement sphérique, avec sur le pourtour de ces particu¬ les les chaînes latérales déployées, qui assurent la stabilité de ces particules. De telles particules résultant des caractéristiques des polymères de l'invention, ont la particularité de ne pas s'agglomérer dans ledit milieu et donc de s'autostabiliser et de former une dispersion de particules de polymère particulièrement stable. En particulier, les polymères de l'invention sont aptes à former des particules soli¬ des nanométriques, de taille moyenne allant de 10 à 400 nm, de préférence de 20 à 200 nm. Du fait de cette taille très faible, les particules entrant dans la constitu¬ tion de la dispersion sont particulièrement stables et donc peu susceptibles de former des agglomérats. La dispersion de l'invention est donc une dispersion sta¬ ble dans le milieu considéré et ne forme pas de sédiments, lorsqu'elle est placée pendant une durée prolongée (par exemple 24 heures) à température ambiante (25°C).
De préférence, la dispersion de particules présente un taux de matière sèche (ou extrait sec) en polymère de 20% à 70% en poids de matière sèche, notamment de 30 à 65% en poids, voire de 40 à 60% en poids.
On peut préparer ladite dispersion de particules de polymère par un procédé comprenant une étape consistant à réaliser une copolymérisation radicalaire, dans un milieu organique dit "de polymérisation" tel que défini ci-dessus, d'un ou plusieurs monomères tels que définis précédemment avec un ou plusieurs ma¬ cromonomères tels que définis précédemment. D'une manière classique, la copolymérisation peut être effectuée en présence d'un initiateur de polymérisation. Les initiateurs de polymérisation peuvent être des amorceurs radicalaires. De manière générale, un tel initiateur de polymérisa¬ tion peut être choisi parmi les composés organiques peroxydes tels que le dilau- royl peroxyde, le dibenzoyl peroxyde, le tert-butyl peroxy-2-éthylhexanoate ; les composés diazotés tels que l'azobisisobutyronitrile, l'azobisdiméthylvaleronitrile. La réaction peut être également initiée à l'aide de photoinitiateurs ou par une ra¬ diation telle que des UV, des neutrons ou par plasma.
D'une manière générale, pour mettre en œuvre ce procédé, on introduit, dans un
réacteur de taille appropriée à la quantité de polymère que l'on va réaliser, au moins une partie du milieu organique de polymérisation, qui est de préférence un milieu solvant du monomère de formule (I), tout ou partie des monomères de for¬ mule (I) et au moins une partie des éventuels monomères additionnels, qui consti- tuera, après polymérisation, le squelette insoluble, la totalité du macromonomère (qui constituera les chaînes latérales du polymère) et une partie de l'initiateur de polymérisation. A ce stade d'introduction, le milieu réactionnel forme un milieu relativement homogène. Le milieu réactionnel est ensuite agité et chauffé jusqu'à une température donnée, de manière à obtenir une polymérisation des monomères et macromonomères. Après un certain temps, le milieu initialement homogène et limpide conduit géné¬ ralement à une dispersion d'aspect laiteux ou colorée. On ajoute ensuite un mé¬ lange constitué de la partie restante de monomères et de l'initiateur de polyméri¬ sation. Après un temps adéquat pendant lequel le mélange est généralement chauffé sous agitation, le milieu se stabilise sous forme d'une dispersion laiteuse ou colorée, la dispersion comprenant des particules de polymères stabilisés dans le milieu dans lequel elles ont été créées, ladite stabilisation étant due à la pré¬ sence, dans le polymère, de chaînes latérales solubles dans ledit milieu.
II est également possible de préparer la dispersion de particules solides de poly¬ mère dans un milieu organique de polymérisation qui peut ultérieurement être remplacé par un milieu organique de dispersion au sens de l'invention. Ainsi, le milieu organique de dispersion, correspondant au milieu dans lequel est fourni le polymère éthylénique, peut être identique ou différent du milieu de polymérisation. Dans ce dernier cas, le milieu de polymérisation peut être substitué en tout ou partie par un autre milieu organique, le milieu de dispersion, qui peut être ajouté, après polymérisation, au milieu de polymérisation. Ce dernier est ensuite évaporé en tout ou partie.
La dispersion de particules solides de polymères selon l'invention peut être utili¬ sée dans tout type de composition et notamment dans une composition cosméti¬ que ou pharmaceutique comprenant un milieu cosmétiquement ou pharmaceuti- quement acceptable, c'est-à-dire un milieu compatible avec les matières kératini- ques telles que la peau du visage ou du corps, les cheveux, les cils, les sourcils et les ongles.
La dispersion peut être présente à raison de 3 à 95% en poids dans la composi¬ tion, notamment 4-90% en poids, voire 5-70% en poids, de préférence 10 à 50% en poids.
La composition peut ainsi comprendre, un milieu hydrophile comprenant de l'eau ou un mélange d'eau et de solvant(s) organique(s) hydrophile(s) comme les al¬ cools et notamment les monoalcools inférieurs linéaires ou ramifiés ayant de 2 à 5
atomes de carbone comme l'éthanol, l'isopropanol ou le n-propanol, et les polyols comme la glycérine, la diglycérine, le propylène glycol, le sorbitol, le pentylène glycol, et les polyéthylène glycols, ou bien encore des éthers en C2 et des aldéhy¬ des en C2-C4 hydrophiles. L'eau ou le mélange d'eau et de solvants organiques hydrophiles peut être pré¬ sent dans la composition selon l'invention en une teneur allant de 0,1% à 99% en poids, par rapport au poids total de la composition, et de préférence de 10% à 80% en poids. La composition peut également être anhydre.
La composition peut également comprendre une phase grasse qui peut compren¬ dre des corps gras liquides à température ambiante (25°C en général) et/ou des corps gras solides à température ambiante tels que les cires, les corps gras p⬠teux, les gommes et leurs mélanges. Ces corps gras peuvent être d'origine ani- maie, végétale, minérale ou synthétique. Cette phase grasse peut, en outre, contenir des solvants organiques lipophiles. Comme corps gras liquides à température ambiante, appelés souvent huiles, utili¬ sables dans l'invention, on peut citer : les huiles hydrocarbonées d'origine animale telles que le perhydrosqualène; les huiles hydrocarbonées végétales telles que les triglycérides liquides d'acides gras de 4 à 10 atomes de carbone comme les trigly¬ cérides des acides heptanoïque ou octanoïque, ou encore les huiles de tournesol, de maïs, de soja, de pépins de raisin, de sésame, d'abricot, de macadamia, de ricin, d'avocat, les triglycérides des acides caprylique/caprique, l'huile de jojoba, de beurre de karité ; les hydrocarbures linéaires ou ramifiés, d'origine minérale ou synthétique tels que les huiles de paraffine et leurs dérivés, la vaseline, les poly- décènes, le polyisobutène hydrogéné tel que le parléam; les esters et les éthers de synthèse notamment d'acides gras comme par exemple l'huile de Purcellin, le myristate d'isopropyle, le palmitate d'éthyl-2-hexyle, le stéarate d'octyl-2-dodécyle, l'érucate d'octyl-2-dodécyle, l'isostéarate d'isostéaryle; les esters hydroxylés comme l'isostéaryl lactate, l'octylhydroxystéarate, l'hydroxystéarate d'octyldodécyle, le diisostéarylmalate, le citrate de triisocétyle, des heptanoates, octanoates, décanoates d'alcools gras; des esters de polyol comme le diocta- noate de propylène glycol, le diheptanoate de néopentylglycol, le diisononanoate de diéthylèneglycol ; et les esters du pentaérythritol ; des alcools gras ayant de 12 à 26 atomes de carbone comme l'octyldodécanol, le 2-butyloctanol, le 2- hexyldécanol, le 2-undécylpentadécanol, l'alcool oléique ; les huiles fluorées par¬ tiellement hydrocarbonées et/ou siliconées ; les huiles siliconées comme les po- lyméthylsiloxanes (PDMS) volatiles ou non, linéaires ou cycliques, liquides ou p⬠teux à température ambiante comme les cyclométhicones, les diméthicones, comportant éventuellement un groupement phényle, comme les phényl triméthi- cones, les phényltriméthylsiloxydiphényl siloxanes, les diphénylméthyldiméthyl- trisiloxanes, les diphényl diméthicones, les phényl diméthicones, les polyméthyl- phényl siloxanes ; leurs mélanges.
Ces huiles peuvent être présentes en une teneur allant de 0,01 à 90%, et mieux de 0,1 à 85% en poids, par rapport au poids total de la composition.
La composition selon l'invention peut également comprendre un ou plusieurs sol- vants organiques, physiologiquement acceptables. Ces solvants peuvent être généralement présents en une teneur allant de 0,1 à 90%, de préférence de 0,5 à 85%, de préférence encore de 10 à 80% en poids, par rapport au poids total de la composition, et mieux de 30 à 50 %. On peut notamment citer, outre les solvants organiques hydrophiles cités plus haut, les cétones liquides à température ambiante tels que méthyléthylcétone, méthylisobutylcétone, diisobutylcétone, l'isophorone, la cyclohexanone, l'acétone; les éthers de propylène glycol liquides à température ambiante tels que le mono- méthyléther de propylène glycol, l'acétate de monométhyl éther de propylène gly¬ col, le mono n-butyl éther de dipropylène glycol ; les esters à chaîne courte (ayant de 3 à 8 atomes de carbone au total) tels que l'acétate d'éthyle, l'acétate de mé- thyle, l'acétate de propyle, l'acétate de n-butyle, l'acétate d'isopentyle; les éthers liquides à 250C tels que le diéthyléther, le diméthyléther ou le dichlorodiéthyléther; les alcanes liquides à 250C tels que le décane, l'heptane, le dodécane, l'isododé- cane, le cyclohexane; les composés cycliques aromatiques liquides à 25°C tels que le toluène et le xylène ; les aldéhydes liquides à 25°C tels que le benzaldé- hyde, l'acétaldéhyde et leurs mélanges.
Par cire au sens de la présente invention, on entend un composé lipophile, solide à température ambiante (25°C), à changement d'état solide/liquide réversible, ayant un point de fusion supérieur ou égal à 25°C pouvant aller jusqu'à 1200C. En portant la cire à l'état liquide (fusion), il est possible de la rendre miscible aux hui¬ les éventuellement présentes et de former un mélange homogène microscopi- quement, mais en ramenant la température du mélange à la température am¬ biante, on obtient une recristallisation de la cire dans les huiles du mélange. Le point de fusion de la cire peut être mesuré à l'aide d'un calorimètre à balayage différentiel (D.S.C.), par exemple le calorimètre vendu sous la dénomination DSC 30 par la société METTLER. Les cires peuvent être hydrocarbonées, fluorées et/ou siliconées et être d'origine végétale, minérale, animale et/ou synthétique. En particulier, les cires présentent un point de fusion supérieur à 300C et mieux supérieur à 45°C. Comme cire utili¬ sable dans la composition de l'invention, on peut citer la cire d'abeilles, la cire de Carnauba ou de Candellila, la paraffine, les cires microcristallines, la cérésine ou l'ozokérite ; les cires synthétiques comme les cires de polyéthylène ou de Fischer Tropsch, les cires de silicones comme les alkyl ou alkoxy-diméticone ayant de 16 à 45 atomes de carbone. Les gommes sont généralement des polydiméthylsiloxanes (PDMS) à haut poids moléculaire ou des gommes de cellulose ou des polysaccharides et les corps pâteux sont généralement des composés hydrocarbonés comme les lanolines et
leurs dérivés ou encore des PDMS. La nature et la quantité des corps solides sont fonction des propriétés mécani¬ ques et des textures recherchées. A titre indicatif, la composition peut contenir de 0,1 à 50% en poids de cires, par rapport au poids total de la composition et mieux de 1 à 30% en poids.
La composition selon l'invention peut en outre comprendre, dans une phase parti- culaire, des pigments et/ou des nacres et/ou des charges habituellement utilisés dans les compositions cosmétiques. La composition peut également comprendre d'autres matières colorantes choisies parmi les colorants hydrosolubles et/ou les colorants liposolubles bien connus de l'homme du métier. Par pigments, il faut comprendre des particules de toute forme, blanches ou colo¬ rées, minérales ou organiques, insolubles dans le milieu physiologique, destinées à colorer la composition. Par charges, il faut comprendre des particules incolores ou blanches, minérales ou de synthèse, lamellaires ou non lamellaires, destinées à donner du corps ou de la rigidité à la composition, et/ou de la douceur, de la matité et de l'uniformité au maquillage. Par nacres, il faut comprendre des particules de toute forme irisées, notamment produites par certains mollusques dans leur coquille ou bien synthétisées. Les pigments peuvent être présents dans la composition à raison de 0,01 à 25% en poids de la composition finale, et de préférence à raison de 3 à 10% en poids. Ils peuvent être blancs ou colorés, minéraux ou organiques,. On peut citer les oxydes de titane, de zirconium ou de cérium, ainsi que les oxydes de zinc, de fer ou de chrome, le bleu ferrique, l'hydrate de chrome, le noir de carbone, les outre¬ mers (polysulfures d'aluminosilicates), le pyrophosphate de manganèse et certai¬ nes poudres métalliques telles que celles d'argent ou d'aluminium. On peut en¬ core citer les pigments D&C et les laques couramment employées pour conférer aux lèvres et à la peau un effet de maquillage, qui sont des sels de calcium, de baryum, d'aluminium, de strontium ou de zirconium. Les nacres peuvent être présentes dans la composition à raison de 0,01 à 20% en poids, de préférence à un taux de l'ordre de 3 à 10% en poids. Parmi les na¬ cres envisageables, on peut citer la nacre naturelle, le mica recouvert d'oxyde de titane, d'oxyde de fer, de pigment naturel ou d'oxychlorure de bismuth ainsi que le mica titane coloré. Parmi les colorants, liposolubles ou hydrosolubles, qui peuvent être présents dans la composition, seul ou en mélange, à raison de 0,001 à 15% en poids, de préfé¬ rence 0,01 à 5% en poids et notamment de 0,1 à 2% en poids, par rapport au poids total de la composition, on peut citer le sel disodique de ponceau, le sel di- sodique du vert d'alizarine, le jaune de quinoléine, le sel trisodique d'amarante, le sel disodique de tartrazine, le sel monosodique de rhodamine, le sel disodique de fuchsine, la xanthophylle, le bleu de méthylène, le carmin de cochenille, les colo-
rants halogéno-acides, azoïques, anthraquinoniques, le sulfate de cuivre ou de fer, le brun Soudan, le rouge Soudan et le rocou, ainsi que le jus de betterave et le carotène. La composition selon l'invention peut comprendre en outre en outre une ou plu- sieurs charges, notamment en une teneur allant de 0,01% à 50% en poids, par rapport au poids total de la composition, de préférence allant de 0,02% à 30% en poids. Les charges peuvent être minérales ou organiques de toute forme, plaquet- taires, sphériques ou oblongues. On peut citer le talc, le mica, la silice, le kaolin, les poudres de polyamide (Nylon®), de poly-β-alanine et de polyéthylène, les poudres de polymères de tétrafluoroéthylène (Téflon®), la lauroyl-lysine, l'amidon, le nitrure de bore, les microsphères creuses polymériques telles que celles de chlorure de polyvinylidène/acrylonitrile comme l'Expancel® (Nobel Industrie), de copolymères d'acide acrylique (Polytrap® de la société Dow Corning) et les mi¬ crobilles de résine de silicone (Tospearls® de Toshiba, par exemple), les particu- les de polyorganosiloxanes élastomères, le carbonate de calcium précipité, le carbonate et l'hydrocarbonate de magnésium, l'hydroxyapatite, les microsphères de silice creuses (Silica Beads® de Maprecos), les microcapsules de verre ou de céramique, les savons métalliques dérivés d'acides organiques carboxyliques ayant de 8 à 22 atomes de carbone, de préférence de 12 à 18 atomes de car- bone, par exemple le stéarate de zinc, de magnésium ou de lithium, le laurate de zinc, le myristate de magnésium.
La composition peut comprendre en outre un polymère additionnel tel qu'un poly¬ mère filmogène. Selon la présente invention, on entend par "polymère filmogène", un polymère apte à former à lui seul ou en présence d'un agent auxiliaire de filmi- fication, un film continu et adhérent sur un support, notamment sur les matières kératiniques. Parmi les polymères filmogènes susceptibles d'être utilisés dans la composition de la présente invention, on peut citer les polymères synthétiques, de type radicalaire ou de type polycondensat, les polymères d'origine naturelle et leurs mélanges, en particulier les polymères acryliques, les polyuréthanes, les polyesters, les polyamides, les polyurées, les polymères cellulosiques comme la nitrocellulose.
La composition selon l'invention peut également comprendre des ingrédients cou- ramment utilisés en cosmétique, tels que les vitamines, les épaississants, les géli¬ fiants, les oligo-éléments, les adoucissants, les séquestrants, les parfums, les agents alcalinisants ou acidifiants, les conservateurs, les filtres solaires, les ten- sioactifs, des actifs cosmétiques, des hydratants, les anti-oxydants, les agents anti-chutes des cheveux, les agents anti-pelliculaires, les agents propulseurs, les céramides, ou leurs mélanges. Bien entendu, l'homme du métier veillera à choisir ce ou ces éventuels composés complémentaires, et/ou leur quantité, de manière telle que les propriétés avantageuses de la composition selon l'invention ne soient pas, ou substantiellement pas, altérées par l'adjonction envisagée. En particulier,
l'homme du métier veillera de préférence, lorsque la composition comprend une phase grasse qui comprend des composés liquides organiques autres que ceux présents dans le milieu de dispersion, à ce que ces autres composés soient choi¬ sis de manière à ce que le polymère éthylénique reste à l'état de dispersion dans ladite phase grasse.
Les compositions selon l'invention peuvent se présenter sous toute forme accep¬ table et usuelle pour une composition cosmétique, hygiénique ou pharmaceutique, et notamment sous forme de suspension, de dispersion, de solution, de gel, d'émulsion, notamment émulsion huile-dans-eau (H/E) ou eau-dans-huile (E/H), ou multiple (E/H/E ou polyol/H/E ou H/E/H), sous forme de crème, de pâte, de mousse, de dispersion de vésicules notamment de lipides ioniques ou non, de lotion biphasé ou multiphase, de spray, de poudre, de pâte. La composition peut être anhydre, par exemple il peut s'agir d'un stick ou d'une pâte anhydre. L'homme du métier pourra choisir la forme galénique appropriée, ainsi que sa mé¬ thode de préparation, sur la base de ses connaissances générales, en tenant compte d'une part de la nature des constituants utilisés, notamment de leur solu¬ bilité dans le support, et d'autre part de l'application envisagée pour la composi¬ tion.
La composition notamment cosmétique selon l'invention peut se présenter sous la forme d'un produit de soin, de nettoyage et/ou de maquillage de la peau du corps ou du visage, des lèvres, des ongles, des cils, des sourcils et/ou des cheveux, d'un produit solaire ou autobronzant, d'un produit capillaire pour le soin, le traite- ment, la mise en forme, le maquillage ou la coloration des cheveux.
Elle peut ainsi se présenter sous la forme d'une composition de maquillage, no¬ tamment un produit pour le teint tel qu'un fond de teint, un fard à joues ou à pau¬ pières; un produit pour les lèvres tel qu'un rouge à lèvres ou un soin des lèvres; un produit anti-cernes; un blush, un mascara, un eye-liner; un produit de maquil¬ lage des sourcils, un crayon à lèvres ou à yeux; un produit pour les ongles tel qu'un vernis à ongles ou un soin des ongles; un produit de maquillage du corps; un produit de maquillage des cheveux (mascara ou laque pour cheveux). Elle peut également se présenter sous forme d'une composition de protection ou de soin de la peau du visage, du cou, des mains ou du corps, notamment une composition anti-rides, une composition hydratante ou traitante; une composition solaire (anti-UV) ou de bronzage artificiel. Elle peut encore se présenter sous forme d'un produit capillaire, notamment pour la coloration, le maintien de la coiffure, la mise en forme des cheveux, le soin, le traitement ou le nettoyage des cheveux, telle que des shampooings, des gels, des lotions de mise en plis, des lotions pour le brushing, des compositions de fixation et de coiffage telles que les laques ou spray.
La présente invention a également pour objet un procédé de traitement cosméti¬ que pour le soin, le nettoyage et/ou le maquillage des matières kératiniques telles que la peau, le cuir chevelu, les cils, les sourcils, les cheveux, les lèvres, les on¬ gles, comprenant l'application sur lesdites matières kératiniques, d'une composi- tion cosmétique telle que définie précédemment.
L'invention est illustrée plus en détail par les exemples suivants.
Méthodes de mesure Dans la présente demande et dans les exemples, on détermine, après prépara¬ tion de ladite dispersion, les masses molaires moyennes en poids (Mw) et en nombre (Mn) du polymère, et le taux de matière sèche (ou extrait sec) de la dis¬ persion.
Les masses molaires moyennes en poids (Mw) et en nombre (Mn) sont détermi¬ nées par chromatographie liquide par perméation de gel (solvant THF, courbe d'étalonnage établie avec des étalons de polystyrène linéaire, détecteur réfracto- métrique et UV).
Le taux de matière sèche (ou extrait sec), c'est à dire la teneur en matière non volatile, peut être mesurée de différentes manières : on peut citer par exemple les méthodes par séchage à l'étuve ou les méthodes par séchage par exposition à un rayonnement infrarouge. De préférence, le taux de matière sèche est mesuré par échauffement de l'échantillon par des rayons infrarouges de 2 μm à 3,5 μm de longueur d'onde. Les substances contenues dans la composition qui possèdent une pression de vapeur élevée s'évaporent sous l'effet de ce rayonnement. La mesure de la perte de poids de l'échantillon permet de déterminer l'extrait sec de la composition. Ces mesures sont réalisées au moyen d'un dessiccateur à infrarouges commercial LP16 de chez Mettler. Cette technique est parfaitement décrite dans la documentation de l'appareil fournie par Mettler. Le protocole de mesure est le suivant : on étale environ 1g de la composition sur une coupelle métallique. Celle-ci, après introduction dans le dessiccateur, est soumise à une consigne de température de 1200C pendant une heure. La masse humide de l'échantillon, correspondant à la masse initiale et la masse sèche de l'échantillon, correspondant à la masse après exposition au rayonnement, sont mesurées au moyen d'une balance de précision. Le taux de matière sèche est calculée de la manière suivante : Extrait Sec = 100 x (masse sèche / masse humide).
Exemple 1
1/ première étape
Dans un ballon de 2 litres, sous atmosphère inerte (azote), on dispose 26,9 g (0,116 mol) de 4-chloro-1 ,8-naphthalic anhydride, puis l'on ajoute 450 ml de to¬ luène. On mélange à 500 tr/min. pendant quelques minutes, puis on introduit goutte-à-goutte 14,0 g (0,139 mol) de 1-hexylamine préalablement mis en solution dans 100 ml de toluène. Le mélange est chauffé au reflux puis l'on ajoute encore 50 ml de toluène. Le chauffage au reflux est poursuivi pendant 24 heures. Le mé¬ lange réactionnel résultant est alors laissé à refroidir à température ambiante. On concentre le produit sous pression réduite. On récupère la phase organique et on la recristallise dans l'éthanol. On obtient 29,0 g de cristaux jaune pâle (rendement 79,4%)
Caractérisation 1H-NMR (CDCI3, 400MHz) δ : 8.67-8.65 (2H), 8.51-8.49 (1H), 7.87-7.85 (1H), 7.83-7.81 (1 H), 4.18-4.14 (2H), 1.74-1.70 (2H), 1.44-1.32 (6H), 0,90-0.87 (3H).
2/ deuxième étape
On dispose 1 ,5 g (64 mmol) d'hydrate de sodium (NaH) dans un ballon sous at¬ mosphère inerte d'argon; on ajoute 300 ml de THF (tétrahydrofurane) et on refroi¬ dit le mélange réactionnel à O
0C. On ajoute 2,4 g (32 mmol) de 1 ,3-propanediol préalablement mélangé avec 100 ml de THF, et l'on mélange vigoureusement. On chauffe le mélange à 60°C pendant 20 minutes puis on le refroidit jusqu'à tempé- rature ambiante (25
0C). On ajoute alors un mélange constitué de 10 g (32 mmol) de naphthalimide dans 150 ml de THF. Le mélange est chauffé au reflux pendant 3 heures, puis on ajoute 10 ml d'éthanol, on chauffe pendant 15 minutes, et l'on évapore le solvant sous pression réduite afin d'obtenir un résidu verdâtre qui est lavé à l'acétate d'éthyle et à l'eau. On obtient alors 8,6 g d'une poudre jaune pâle (rendement 75,5%).
Caractérisation
1H-NMR (CDCI
3, 400MHz) δ: 8.61-8.59 (2H), 8.55-8.53 (1H)
1 7.72-7.68 (1 H), 7.08- 7.06 (1H), 4.45-4.42 (2H), 4.17-4.13 (2H), 4.00-3.97 (2H), 2.28-2.22 (2H), 1.76- 1.70 (2H), 1.44-1.32 (6H), 0.90-0.87 (3H).
3/ Troisième étape
On dispose 8,0 g (22,5 mmol) de 4-(oxy-3-propanol)-N-hexyl naphthalimide dans un ballon tricol équipé d'un réfrigérant et placé sous atmosphère inerte d'argon. On ajoute 150 ml de dichlorométhane et la solution est agitée jusqu'à obtention d'une solution homogène. On ajoute alors 4,6 g (45,0 mmol) de triéthanolamine puis 4,1 g (45,0 mmol) de chlorure d'acryloyle, sous agitation à O
0C. On suit l'évo¬ lution de la réaction par CCM (chromatographie couche mince), et lorsqu'il n'y a plus de composés de départ, on ajoute 50 ml d'eau. La solution réactionnelle est alors lavée avec une solution aqueuse saturée en NaCI puis séchée sur sulfate de sodium. On évapore les solvants sous pression réduite et l'on obtient 9,2 g d'une poudre jaune pâle (rendement 100%).
Caractérisation 1H-NMR (CDCI3, 400MHz) δ: 8.59-8.57 (1 H), 8.54-8.52 (1 H), 8.51-8.50 (1H), 7.70- 7.66 (1 H), 7.03-7.01 (1H), 6.44-6.40 (1 H), 6.17-6.10 (1H), 5.86-5.83 (1H), 4.49- 4.46 (2H), 4.39-4.36 (2H), 4.16-4.12 (2H), 2.38-2.35 (2H), 1.71-1.69 (2H), 1.44- 1.31 (6H), 0.89-0.86 (3H).
Exemple 2
1/ première étape
Dans un ballon 2 litres, sous atmosphère inerte (argon) on dispose 20,0 g (0,086 mol) de 4-chloro-1 ,8-naphthalic anhydride, puis l'on ajoute 250 ml de toluène. Le
mélange est chauffé à 100
0C et agité jusqu'à ce que la solution devienne homo¬ gène. Puis on mélange (500 tr/min) et l'on introduit goutte-à-goutte 12,0 g (0,095 mol) de cyclooctylamine préalablement mis en solution dans 50 ml de toluène. Le mélange est chauffé au reflux. Le chauffage au reflux est poursuivi pendant 5 heures. Le mélange réactionnel résultant est alors laissé à refroidir à température ambiante. On récupère la phase solide par filtration, on la lave avec l'eau et on la sèche. On obtient 23,9 g de poudre jaune pâle (rendement 81 ,2%).
Caractérisation 1H-NMR (CDCI3, 400MHz) δ : 8.63 - 8.61 (1 H), 8.57 - 8.55 (1 H), 8.47 - 8.45 (1 H), 7.85 - 7.79 (2H), 5.32 - 5.27 (1 H), 2.52 - 2.44 (2H), 1.86 - 1.57 (12H).
2/ deuxième étape
On dispose 20,0 g (0,059 mol) de N-cyclooctyl-4-chloro-1 ,8-naphthalimide dans un ballon tricol équipé d'un réfrigérant et placé sous atmosphère inerte d'argon. On ajoute alors 18,1 g (0,176 mol) de pentan-5-ol aminé puis on chauffe jusqu'à 1400C de manière à obtenir une solution homogène. On laisse réagir à 14O0C pendant 3 heures, puis on laisse refroidir jusqu'à température ambiante. On mé¬ lange la solution réactionnelle avec 125 ml de dichlorométhane, puis on la lave à l'eau et au bicarbonate de sodium. On précipite le produit dans le dichloromé¬ thane et le précipité est filtré, lavé à l'eau et séché. On obtient 24,1 g de cristaux jaune (rendement 100%).
Caractérisation 1H-NMR (CDCI3, 400MHz) δ : 8.55-8.42 (2H)1 8.07-8.04 (1H), 7,61-7,57 (1 H), 6,72-6,70 (1 H), 5.35-5.30 (1H), 3.74-3.71 (2H), 3.43-3.40 (2H), 2.54-2.46 (2H), 1.90-1.54 (19H).
Dans un ballon de 1 litre, sous atmosphère inerte (argon), on dispose 15,0 g (0,037 mol) de N-cyclooctyl-4-(aminopentan-5-ol)-1,8-naphthalimide, puis l'on ajoute 175 ml de dichlorométhane. Le mélange est agité jusqu'à obtention d'une solution homogène. On introduit alors 11 ,1 g (0,110 mol) de triéthanolamine. Sous agitation (500 tr/min) et à 38°C, on introduit goutte-à-goutte un mélange de 3,7 g (0,040 mol) de chlorure d'acryloyle dans 10 ml de THF. On laisse réagir 2 heures, puis on évapore le solvant sous pression réduite. On ajoute du dichlorométhane à la phase organique, qui est ensuite lavée à l'eau et au bicarbonate de sodium, puis encore avec l'eau. La phase organique est séchée sur sulfate de sodium et filtrée. On évapore la phase organique et l'on récupère 16,1 g de produit (rende¬ ment : 94,8%).
Caractérisation 1H-NMR (CDCI3, 400MHz) δ ppm : 8,54-8,52 (1 H), 8,43-8,41 (1H), 8,11-8,08 (1 H), 7.60-7.56 (1H), 6,71-6,69 (2H), 6,42-6,38 (1 H), 6,15-6,08 (1 H), 5,84-5,81 (1 H), 5,31-5,29 (1 H), 4,23-4,20 (2H), 3,75-3,72 (1 H), 3,44-3,39 (2H), 2,53-2,45 (2H), 1 ,86-1 ,56 (18H)
Exemple 3
Cet exemple illustre la préparation d'un polymère formant une dispersion de parti¬ cules dans un solvant hydrocarboné (ici l'isododécane), ledit polymère étant obte¬ nu par polymérisation d'acrylate de méthyle, du monomère de l'exemple 1 et du macromonomère correspondant à un copolymère polyéthylène/polybutylène (Kra- ton L-1253) de Mw=4000.
Le mode opératoire de préparation de ce polymère particulier est le suivant. Dans un réacteur de 250 ml, on charge 2 g du monomère préparé à l'exemple 1 et 30 g de toluène, et l'on agite jusqu'à dissolution. On ajoute alors 14 g d'acrylate de méthyle,70 g de toluène et 1 ,6 g de t-butyl peroxy-2-éthylhexanoate (Trigonox 21S). On agite et l'on ajoute 6 g du macromonomère du type copolymère poly¬ éthylène/polybutylène (Kraton L-1253) dissout dans 100 g d'isododécane. On agite et on chauffe le mélange réactionnel à 9O0C. Après 15 minutes à 900C, on observe un changement d'aspect du milieu réactionnel, qui passe d'un aspect transparent à un aspect laiteux jaune. On maintient le chauffage sous agitation pendant 15 minutes supplémentaires puis on ajoute pendant 1 heure un mélange
constitué par 78 g d'acrylate de méthyle et 1 g de Trigonox 21 S. On laisse ensuite le chauffage pendant 3 heures à 900C puis on distille le toluène du milieu réactionnel. A l'issue de cette opération de distillation, on obtient une dispersion de particules de polymère ainsi préparée stable dans l'isododécane. Les caractéristiques du polymère et des particules formées par ledit polymère sont les suivantes : - Mw : 29600 g/mol ; Mn : 12000 g/mol - Extrait sec : 55.8 % dans l'isododécane, réalisé par thermobalance.
Exemple 4
Dans un réacteur de 250 ml, on charge 4 g de macromonomère du type copoly- mère polyéthylène/polybutylène (Kraton L-1253) dissout dans 50 g d'isododécane, 6 g d'acrylate de méthyle, 35 g d'heptane et 0,8 g de t-butyl peroxy-2- éthylhexanoate (Trigonox 21S). On agite et on chauffe le mélange réactionnel à 9O0C. Après 15 minutes à 9O0C, on observe un changement d'aspect du milieu réactionnel, qui passe d'un aspect transparent à un aspect laiteux blanc. On ajoute ensuite en simultané et en 40 minutes, les deux mélanges suivants : - mélange 1 : 38,5 g d'acrylate de méthyle et 0,5 g de Trigonox 21 S. - mélange 2 : 1 ,5 g de monomère préparé à l'exemple 2 solubilisé dans 15 g de THF. On laisse ensuite le chauffage pendant 6 heures à 9O0C puis on distille le THF et l'heptane du milieu réactionnel, et l'on ajoute 50 g d'isododécane. A l'issue de cette opération de distillation, on obtient une dispersion jaune laiteuse de particules de polymère ainsi préparée stable dans l'isododécane. Les caractéristiques du polymère et des particules formées par ledit polymère sont les suivantes : - Extrait sec : 51 ,7 % dans l'isododécane, réalisé par thermobalance.
Exemple 5
On prépare un stick de rouge à lèvres ayant la composition suivante : Cire de polyéthylène 15 % Dispersion de polymère de l'exemple 3 (à 55,8% de MS) 10 % Polyisobutène hydrogéné (Parléam de Nippon OiI Fats) 26 % Pigments 8,6 % Isododécane qsp 100%
La composition obtenue après application sur les lèvres présente de bonnes pro¬ priétés cosmétiques.
Exemple 6 : Fond de teint E/H
On prépare une composition de fond de teint comprenant les composés suivants
Phase A Cetyl Dimethicone copolyol 3 g (ABIL EM 90 de la société GOLDSCHMIDT) Succinate d'isostéaryl diglycéryle 0,6 g (IMWITOR 780K de la société CONDEA) Isododécane 18,5 g Pigments (oxydes de fer de titane) 10 g Dispersion de polymère de l'exemple 4 8,7 g en MSA Poudre de polyamide (NYLON-12) 8 g Parfum qs Phase B Eau qsp 100 g Sulfate de magnésium 0,7 g Conservateur qs
La composition obtenue présente de bonnes propriétés cosmétiques.